Accueil  >>  Un peu d'histoire de l'art  >>  Le Réalisme

Le Réalisme

   Un peu d'histoire de l'art  Commentaires fermés sur Le Réalisme

Le Réalisme

millet-les-glaneursLes classiques étaient tournés vers le passé comme vers un modèle. Les romantiques vers “l’ailleurs”, comme vers une évasion imaginaire.

Les réalistes,  puisque ce sont eux maintenant qui entrent en lice, ne veulent plus voir dans le présent que le réel. Mais comme un gage de l’avenir, promis à une divinité nouvelle Le progrès. On rompe avec tout un vieux monde dont le classique veut assurer la pérennité, on ne se contente plus de l’éviter comme faisait le romantisme, (par le refuge en soi et le songe intérieur). On veut résolument un monde neuf fondé sur le concret, et on aborde son édification.

A cette époque, Le premier train de voyageurs roule en 1830, à 22km à l’heure, entre Liverpool et Manchester;  à partir de 1840 Paris devient le centre d’un réseau Ferroviaire important.

La première ligne Transatlantique avait déjà commencé à fonctionner en même temps que s’instaurait le règne de l’hélice et des navires métalliques, que fondaient les grandes compagnies de Navigation en 20 ans de 1835 à 1855, le télégramme, le téléphone, le timbre poste, commençaient leur règne.

L’industrie dotée d’un outillage révolutionnaire bouleversait les conditions même de la vie économique, donc sociale.  La marche des idées allait de pair, la philosophie positive, la doctrine du progrès prenait corps, la société nouvelle voyait d’ouvrir la réaction en chaine des inventions, fondées sur l’observation et L’AMÉNAGEMENT DU RÉEL. Il fallait donc que l’amélioration morale de la société allât de font avec son avancement matériel. L’esprit conservateur n’acceptait de reconnaitre l’évolution et le nouvel ordre des choses. Il avait commencé à se durcir, aussi en politique qu’en Art.

L’art classique s’était raidi pour aboutir à un académisme officiel, on opposait une conception IDÉAL en face de cette première altitude, qui consiste à nier et à se buter. Il en avait surgi une autre: Le romantisme qui a apporté à l’homme des soifs, un goût immodéré des possessions de la sensibilité et des expansion de l’énergie, le souffle épique (épopée poème sur un sujet héroïque) de l’Empire et de son aventure, avait sembler, un moment les combler, la chute avait été rude.

 

Les contemporains avaient dit combien , tous les appétits de chaines s’étaient trouvés frustrés, retombés dans une société étriquée (étroitement serrée) qui étaient et de plus étroitement  matérialiste de la Restauration et de la Monarchiedaumier de Juillet. Un monde bourgeois, aux intérêt pratiques, sa morale bornée, son culte de l’argent. L’Europe entière étouffait sous cet éteignoir. Il fallait bien pourtant passer par une transition, c’est le paysage. seul pouvait satisfaire simultanément des aspirations contradictoires. C’est sans doute, en France, l’école de Barbizon qui en donne l’image la plus exacte.

C’est l’objectivité qui marquera les Hommes de 1850, le but de leur ambition. Ils donneront la première place à l’observation, et elle devra admettre des règles universelles et intangibles: celle de la science.

Alors que pour les Romantiques tout aspirait à la poésie, musique, pour la nouvelle “Vague”, tout se raillera à la Faence. Ce fût à partir de 1850 le mouvement scientifique qui s’annexa à la littérature.

Millet peindra le peuple, auquel il consacra son Art, mais il se limitera à celui des paysans.

Daumier accepte de passer à la politique et son peuple à lui, c’est celui des oilles, le nouveau venu: Le PROLÉTARIAT, il faudra cependant arriver à Courbet pour qu’après une jeunesse grisée de musicalité romantique et de pénombre Rembranes que le peintre adopte totalement le credo (croyance) RÉALISTE et social.

Donc résumons encore:

Le Réalisme est une attitude qui tient compte de la réalité telle qu’elle. c’est un mouvement, Réaction, apparue dans le deusième tiers du XIX siècle contre les conventions plastiques du néoclassicisme et du romantisme.

Le Réalisme a trois expression:

Le Réalisme paysagiste de l’école de Barbizon.

Le réalisme social

Le réalisme académique.

Il réclame du peintre une attitude d’objectivité et remet en honneur des sujets des paysans, ouvriers, depuis longtemps écarté de la scène picturale sinon dans des versions idylliques et moralisatrices.

“Tout ce qui ne se dessine pas sur la rétine est en dehors du domaine de la peinture”, confie Courbet à Castagnary, l’un des exégètes du réalisme avec Duranty (qui en 1856_57, lance une revue de ce nom) et Champfleury .

 

 

« J’ai décidé de partager avec vous ces quelques notes simples et résumées, pour simplifier la compréhension de certains mouvements artistiques, de découvrir et de retenir certains noms fondamentaux ou de ceux qui ont le plus marqué la période dont je parle. Laissez-moi un commentaire si vous trouvez que j’ai manqué un détail ou autre. Mais vous pouvez aussi me laisser un commentaire pour me donner votre appréciation, ça me fera très plaisir!. A bientôt pour un autre résumé d’H.Art. »

(Visité 132 fois, 1 visits today)
Les commentaires sont fermés.